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Agrisolidarité : "ils s'autoanalysent et, après, sont libres de demander de l'aide ou non"
Agri-Solidarité : « Ils s’autoanalysent et, après, ils sont libres de demander de l’aide ou non »

Jean-Jacques Lahaye, vice-président d’Agri-Solidarité

Jean-Jacques Lahaye, vice-président d’Agri-Solidarité

« La majorité des agriculteurs arrive difficilement à s’en sortir », a pu constater Jean-Jacques Lahaye, le vice-président d’Agri-Solidarité, qui a présidé l’assemblée générale à Jalogny en l’absence du président, absent pour raison de santé.


« L’association est jeune. Elle n’a été créée qu’en 2018, mais on devient peut-être un système incontournable. On ressent chez les agriculteurs des besoins économiques, sociaux (sortir de l’isolement, de la solitude) mais aussi un problème de surcharge de travail. »


L’association travaille avec des partenaires tels que la MSA (Mutualité sociale agricole) mais aussi la Chambre d’agriculture de Saône-et-Loire. Le nombre d’agriculteurs qu’elle suit est en augmentation. 115 étaient suivis en 2024 et 123 nouveaux agriculteurs ont pris contact avec l’association la même année.


3 à 4 % de retour sur les autotests

Le vice-président ne veut pas s’avancer sur le terrain où les agriculteurs de Saône-et-Loire seraient plus en difficulté aujourd’hui qu’hier. « On peut aussi mettre cette hausse sur le compte du fait que l’association est plus connue aujourd’hui », indique-t-il. Aussi, est-il satisfait de la collaboration avec Amarok ( lire par ailleurs ) pour prendre le pouls de la santé des agriculteurs de Saône-et-Loire. « L’agriculteur s’autoteste afin d’établir lui-même s’il fait face à des difficultés psychiques. Nous ne leur indiquons pas qu’ils sont en difficulté en leur disant d’aller voir untel ou untel. Ils s’autoanalysent et, après, ils sont libres de demander de l’aide ou non, car nous n’avons aucune légitimité à aller les voir. »


Depuis 2019, la Chambre d’agriculture de Saône-et-Loire envoie à plus de 4 500 chefs d’exploitation de Saône-et-Loire un lien pour s’autotester. « Il y a entre 3 et 4 % de retour d’agriculteurs qui ont fait le test jusqu’au bout. Il paraît que c’est important comme pourcentage », souligne Jean-Jacques Lahaye, précisant que ces sollicitations sont « confidentielles. Il n’y a aucun nom, seulement des numéros ».


Agri-Solidarité 71 : « Ils s’autoanalysent et, après, ils sont libres de demander de l’aide ou non »

Source du JSL du 04 juin 2025

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